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Chercher une cause posturale à une douleur chronique
Mis à jour le 8 octobre 2026 — la version la plus à jour de ce texte est celle-ci.
Quand une douleur dure depuis des mois, la question n'est plus seulement « comment la soulager ? » mais « pourquoi est-elle là ? ». Depuis janvier 2020, la HAS et la SFETD ont redéfini les typologies des douleurs chroniques (recommandations et référentiels SFETD), et leurs recommandations invitent à une approche globale et individuelle de la personne, et non au seul traitement du symptôme. La piste posturale fait partie de ces pistes que l'on explore rarement en premier — alors qu'elle se teste simplement.
Ce que la définition de 2020 change pour la piste posturale
Les nouvelles définitions de la HAS et de la SFETD (2020) déplacent l'évaluation : les voies de la douleur, l'interrogatoire et les signes cliniques associés permettent de caractériser la douleur avant d'en chercher les étiologies. La recommandation de la HAS distingue l'approche symptomatologique de l'approche globale et individuelle. C'est dans ce cadre que la recherche d'une cause posturale prend son sens : elle ne remplace pas le bilan algologique, elle l'écomplete.
La proprioception et le syndrome de dysfonction proprioceptive
L'hypothèse posturale repose sur la proprioception : la perception inconsciente de la position du corps dans l'espace. Quand ce système se dérègle, le Dr P. Quercia décrit un syndrome de dysfonction proprioceptive (SDP) qui se présente sous quatre formes cliniques :
- une forme musculaire ;
- une forme pseudo-vertigineuse ;
- une forme cognitive ;
- une forme stomatognatique et orale.
Un même déséquilibre proprioceptif peut ainsi s'exprimer chez deux personnes par des symptômes très différents — douleurs musculaires, instabilité, troubles de la concentration ou signes bucco-dentaires. Les quatre intervenants de la formation détaillent ce cadre et sa neurophysiologie.
Les tests : simples et reproductibles
La recherche de la cause posturale ne demande pas d'équipement lourd : elle passe par des tests posturaux et des tests multisensoriels simples et reproductibles, que l'on peut refaire à l'identique pour objectiver un changement. L'examen cherche aussi les obstacles au traitement — cicatrices, épines irritatives d'appui plantaire, altérations des réflexes posturaux, réflexes archaïques — qui parasitent la réponse au traitement même lorsque la piste posturale est la bonne.
Les limites, dites clairement
Toutes les douleurs chroniques n'ont pas de cause posturale, et la prise en charge posturale a des indications et des contre-indications qu'il faut connaître avant d'agir. C'est pourquoi la formation consacre un module entier à les définir, et conclut par une fiche diagnostique et clinique globale — pour décider, documenter et réévaluer plutôt que d'appliquer un protocole.
Si ce texte vous a été utile, la série vidéo gratuite déroule le même raisonnement, test après test, à partir de la vidéo d'introduction.
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